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Poterie à visage(s) tradition d'Oundjo - Poterie...

Désignation

Poterie à visage(s) tradition d'Oundjo

Epoque, datation :

2e millénaire ap. J.C.

Lieu :

Nouvelle-Calédonie : Pays

Auteur :

Inconnu En savoir plus

Nom : Inconnu

Matière et technique

Terre cuite décorée ; Procédé en relief ; Fumé - noirci

Mesures

Hauteur en cm : 22 ; Diamètre en cm : 24 ; Poids (en kg) : 2.5628
B.S. Diamètre maximum : 26 ; B.S. Hauteur maximum : 24

Identification

MNC 2003.10.1

Description :

Poterie ronde de forme assez régulière. Le col se rétrécit tandis que la lèvre s’ouvre légèrement vers l’extérieur. Comporte 6 trous de suspension sous labiaux ainsi que deux motifs de visages surmodelés en relief, dont les bouches sont à peine visibles. La surface est noire sur le bas de la poterie et démontre une certaine utilisation de la poterie au feu. Le bord de la lèvre comporte des séries d'incisions formant des motifs parallèles ou en Y.

Fonctionnement et contexte

Avant le contact avec les européens, et le déclin de la tradition potière kanak, tous les clans ne fabriquaient pas la poterie et il y avait un clan artisan par région. Les femmes avaient le monopole de la fabrication des pots ou marmites, dont on pouvait faire commande par le chemin coutumier. Le fond du pot était obtenu le plus souvent par modelage d'une boule d'argile. La panse était ensuite montée selon la technique de façonnage au colombin. Le bord était terminé au doigt, et l'ensemble lissé à la main ou avec un bouchon végétal. La potière tassait ou affinait enfin la forme du pot en frappant l'extérieur, tout en soutenant l'intérieur, avec un petit battoir en bois. Les décorations éventuelles (que l'on retrouve davantage sur les poteries à médicaments faites exceptionnellement par les hommes plutôt que sur les poteries "marmites" destinées à la cuisine) étaient faites en incisant la pâte crue avec un bâtonnet ou en collant sur la pâte des boudins d'argile pincés, incisés ou modelés de façon figurative. Le pot était mis à sécher à l'ombre et dans les courants d'air. Une fois sec, on le recouvrait de végétaux combustibles auxquels on mettait le feu, le plus uniformément possible. Les pots cuits, encore chauds, étaient enduits de résine de kaori. D'après "poteries kanak" de JC. Galipaud. Cette poterie "à visages" était du type fabriqué par les hommes et utilisées pour la préparation de décoctions médicinales. Elle a été achetée auprès d'un collectionneur privé en 2003.

Exposition

"Notre Histoire" Centre culturel de Koné 24/09/2009 27/09/2009
"Enrichir, conserver, valoriser" Musée de Nouvelle-Calédonie 14/01/2009 06/04/2009
"Lumières dans la nuit" Musée de Nouvelle-Calédonie 20/05/2005 22/08/2005

Référence bibliographique :

"Les arts kanak d'hier et d'aujourd'hui" OPT 2012
Le Pays, magazine de la Province Nord
"Ethnographie des Kanak de Nouvelle-Calédonie et des Iles Loyauté (1911-1912)"
Cartes d'exposition "Enrichir, Conserver, Valoriser" 2009

Date d'entrée / prise en charge du bien :

14/08/2003