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Caméra 8mm marque Bolex - Art et techniques

Désignation

Caméra 8mm marque Bolex

Lieu :

Suisse : Pays

Matière et technique

Aluminium (métal) ; Verre ; Cuir

Mesures

Hauteur en cm : 22 ; Longueur en cm : 21 du viseur d'image au bout de l'objectif ; Largeur en cm : 6 ; Poids (en kg) : 1.570

Identification

MNC 2016.4.1 a

Objet associé

MNC 2016.4.1 b Etui de caméra Collection MNC : Ensemble

Description :

Camera 8 mm automatique. Le boitier est en aluminium recouvert d'un cuir d'aspect craquelé. Une poignée permet la tenue pratique en main de l'appareil. Un zoom sur le devant permet des prises de vues d'angles divers.

Inscriptions / marques

Numéro ; Sous l'oeilleton de la caméra ; Au dos ; La caméra super 8 est une Bolex S1 Zoom Reflex Automatique, et son numéro de série indique qu'elle a été fabriquée en 1964.

Fonctionnement et contexte

Cette caméra super 8 est une Bolex S1 Zoom Reflex Automatique, 1964. Robert Citron ou le « gendarme Citron » l’avait offerte à Alain Saussol. Ce dernier l’a, à son tour, donnée à Gilbert Tyuienon, maire de la commune de Canala qui en a fait don au musée. Robert Citron a vu le jour en Auvergne, dans un petit village appelé La Petite-Marche, dans l’Allier, le 11 juin 1920. Il a commencé à travailler dès son plus jeune âge comme ouvrier agricole dans plusieurs exploitations en France, après avoir passé son certificat d’études. À vingt-six ans, il entre dans la gendarmerie. C’est ce métier qui lui a permis de voyager et d’arriver en Nouvelle-Calédonie. Mais avant cela, il a été affecté en Indochine où il a vécu pendant deux ans et demi. A son retour en France, il se marie puis demande une affectation en Nouvelle-Calédonie. En 1956, il arrive alors en Nouvelle-Calédonie où il a d’abord été en poste à Païta, puis à Moindou, avant de passer quatre années à l’île des Pins. En 1960, il retourne avec son épouse en France, puis part en Guadeloupe et y reste jusqu’en 1964. Pendant qu’il y travaillait, il n’a pas cessé de formuler des demandes pour retourner en Nouvelle-Calédonie où il s’est beaucoup plu. Il revient donc en 1964, et est nommé chef de brigade à Canala jusqu’en 1968, année de son retour en France. Il prendra sa retraite quelques années plus tard, en 1975. « J’ai été agriculteur par force, gendarme par nécessité, cinéaste amateur par passion… » Interview de Robert Citron publiée dans le Mwà Véé – Revue culturelle kanak – n°50, décembre 2005 C’est à l’île des Pins qu’il commence à réaliser des petits films, en filmant les habitants de l’île. En plus de vouloir montrer de magnifiques paysages, ses films ont une portée ethnographique importante. Il devient aujourd’hui un des grands témoins de la culture kanak, pour l’intérêt qu’il a su porter à la vie de tous les jours comme à la vie rituelle des populations kanak. Son travail est exploité aujourd’hui par grand nombre de personnes (étudiants, universitaires, mais aussi par les Kanak,…). Certains de ses films ont été diffusés en tribu, à Canala. Texte écrit pour les "Inédits du musée" du mois d'octobre 2016.

Exposition

"Inédits du Musée" MNC-ALAM 2016 Musée de Nouvelle-Calédonie 04/06/2016 31/12/2016

Date d'entrée / prise en charge du bien :

20/04/2016