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Montre à gousset

Désignation

Montre à gousset

Lieu :

Locle : Ville

Epoque, datation :

1800

Matière et technique

Or (métal) ; Métal ciselé ; Métal gravé ; Polissage (bois ou ivoire)

Mesures

Diamètre en cm : 4.3 ; Epaisseur en cm : 1.3 ; Longueur maximale en cm : 36 (d'un bout à l'autre cordon étendu) ; Poids (en g) : 86

Identification

MNC 85.2.5

Description :

Montre gousset en or avec un clapet qui protège le système d'horlogerie. Elle est garnie d'une chaîne agrémentée d'une boucle permettant de l'attacher au pantalon, ainsi que d'un pendentif porte-photo.

Inscriptions / marques

Poinçon ; A l'intérieur du protège-montre: H PERREGAUX LOCLE HAND(L?) N°11603 G&R 7186 K18

Fonctionnement et contexte

La vie de James Paddon fut liée à l’activité santalière en Océanie dont il était l’un des nombreux opérateurs. Il naquit à Portsmouth en Angleterre en 1812 et fut membre de la Royal Navy avant de se retrouver capitaine d’un brick en 1840, commerçant sur les côtes chinoises et dans le Pacifique. C’est entre 1841 et 1843 qu’il débuta son activité dans le négoce du santal. Il partagea alors son temps entre la Nouvelle-Calédonie et les Nouvelles-Hébrides (Vanuatu) où il ouvrit des comptoirs. Son principal concurrent était l’armateur négociant Robert Towns qui donna son nom à Townsville en Australie. En Nouvelle-Calédonie, il entama son activité à Maré en 1843 puis à l’île des Pins à partir de 1846 jusqu’à ce qu’il ait eu vent de la prise de possession de l’archipel par la France. C’est donc en 1853 qu’il s’établit à l’île Nou (presqu’île de Nouville aujourd’hui) en ayant négocié son accès auprès du chef Kuindo. Dès l’installation des Français à Port-de-France (Nouméa aujourd’hui), James Paddon les aida le plus possible contre rétribution. En 1857, accusé de trafic d’armes et par peur des représailles du gouvernement français, il s’exila un certain temps en Australie. Cherchant à mettre sur pied des contrats de colonisation, le gouverneur fit revenir James Paddon qui négocia son bail et reçut la somme de 40 000 ou 60 000 francs de l’époque à titre d’indemnisation. En 1859, James Paddon s’installa sur une concession de 4 000 hectares à Païta et entreprit de faire venir des immigrants d’Australie. Un premier contingent de cinq familles (Metzger, Human, Ohlen, Gaertner et Lynch), en majorité originaires d’Allemagne, débarqua en mai 1859. Il mourut à l’île Nou d’une inflammation de poitrine le 13 février 1861, à l’âge de quarante-neuf ans. Il fut enterré le lendemain à Port-de-France, au cimetière N’Gou à la Vallée du Tir. James Paddon vivait maritalement avec Naitaini, une femme originaire de Tanna. Ils eurent quatre filles : Louise, Betsy, Lizzie et Bella. Lizzie épousa monsieur Fernand Leriche et ils eurent trois enfants. Le 9 avril 1866, ses restes furent transportés en grande pompe à bord du cotre Marceau, pour être inhumés à Païta, dans sa propriété. Son monument funéraire fut classé au titre des monuments historiques de la province Sud en 2012. Cette montre gousset provient de la manufacture G. Perregaux créée en 1856 en Suisse. Elle avait été conservée par Fernande Leriche, petite fille de James Paddon. Au décès de celle-ci, Jean Lèques (Notaire à l’époque et Maire Honoraire de la ville de Nouméa aujourd’hui) effectua l’inventaire notarié des biens lui appartenant et récupéra la montre avant d’en faire don au musée dans les années 70. Cet objet fait partie de la « collection historique » du musée de Nouvelle-Calédonie. Texte écrit pour les "inédits du musée" d'avril 2017.

Exposition

"Inédits du Musée" MNC-ALAM 2017 Musée de Nouvelle-Calédonie 05/03/2017 31/12/2017
"Inédits du Musée" MNC-ALAM 2017 Musée de Nouvelle-Calédonie 05/03/2017 31/12/2017
"Regards de femmes" Musée de la Ville de Nouméa 05/06/1998 30/06/1999
"Livre Calédonien" Bibliothèque Bernheim 05/11/1988 10/11/1988

Référence bibliographique :

"Le Mémorial Calédonien" T.1 1774-1863

Date d'entrée / prise en charge du bien :

1970