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Poteau de case sculpté - Architecture


Description :

Sculpture monoxyle en houp représentant un personnage masculin en pied. Il porte un tidi sur la tête, et a le visage en forme de coeur, avec le menton en pointe. Deux petites oreilles sont esquissées. Un collier descend entre les pectoraux. les bras sont fins, collés au corps et les mains sur le ventre. Le sexe est droit et collé au ventre. Les jambes sont épaisses, avec les genoux plus fins. Le pied gauche est abîmé.

Fonctionnement et contexte

De toutes les formes de constructions traditionnelles connues en Nouvelle-Calédonie, la « grande maison » reste le témoignage le plus majestueux de l’architecture Kanak. Elle pouvait atteindre une hauteur de vingt mètres et nécessitait donc, pour sa construction, la mobilisation d’un grand nombre d’intervenants. Tous les groupes de parenté dépendants de la chefferie étaient représentés autour de cet ouvrage, les hommes se chargeant de la plus grande partie des travaux tandis qu’aux femmes était réservée la collecte des matériaux pour la couverture. La charpente se compose des mêmes pièces que celles utilisées pour les maisons rondes d’aujourd’hui. Parmi les pièces principales, les poteaux principaux du tour de case (les plus gros) servaient d’appui aux chevrons. Ces poteaux pouvaient être sculptés. Ils sont la représentation de l'Ancêtre de chaque groupe ayant participé à la construction e la case. Ils sont aussi les gardiens de la case qui est le symbole de la chefferie. Ils sont en principe exécutes en ronde bosse et dans ce cas il s’agissait soit d'un tronc sculpté d'un visage tourné vers l'intérieur de la construction soit d'un personnage entier aux pieds posés sur un pilier. Les troncs sculptés répertoriés ont un diamètre moyen de 0.20m et une hauteur de 1.4m, dimension qui ne prend pas en compte la partie enterrée et le tenon sommital. Les personnages en pied sont des sculptures surmontées d'un tenon solide et de dimensions suffisantes pour remplir leur fonction de soutènement. Ces poteaux marquant la contribution des grands clans à l'édification de la case, ce qui explique que le décor pouvait être assez disparate. Bibliographie : Roger Boulay « la maison Kanak » Edition Parenthèses, Agence pour le développement de la culture kanak, L'Orstom, Collection Architectures traditionnelles, 1990

Exposition

"Lumières dans la nuit" Musée de Nouvelle-Calédonie 20/05/2005 22/08/2005
Exposition permanente Musée de Nouvelle-Calédonie

Référence bibliographique :

"Les arts kanak d'hier et d'aujourd'hui" OPT 2012
MUST, Magazine, Amazone editions Nouméa (préciser)
BOULAY Roger,"Inventaire"
"Musée de Nouméa: Guide" 1975