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Plantoir à taro - Outil agraire - Outil - Vie qu...

Description analytique

Bâton monoxyle en bois noir et au grain serré, comportant à une extrémité le motif du "noeud de l'interdit" tandis que l'autre extrémité est simplement taillée en pointe. Comporte une ancienne étiquette illisible, provenant de son dépôt dans un musée anglais.

Inscriptions / marques

Etiquette ; Anglais ; Fragment d'étiquette en papier ; En haut au centre ; Seul mot lisible "from" en caractères rouge imprimés, et quelques lettres manuscrites mais illisibles.

Fonctionnement et contexte

Cette pièce fait partie de la collection du Révérend James HADFIELD et de son épouse Emma, tous deux missionnaires envoyés par la London Missionnary Society aux Iles Loyauté entre 1878 et 1922. Ils effectuèrent une grande collecte de coquillages et d’objets provenant des îles de Lifou et d’Ouvéa, qui fut vendue ou donnée à plusieurs musées anglais, dont le British Museum. Des objets furent également donnés à leurs quatre enfants, deux étant nés à Lifou et les deux autres à Ouvéa. Douglas HADFIELD, petit-fils des missionnaires, a donné cette collection au musée, au nom de sa famille, en 2009. La culture du taro était autrefois réservée aux femmes. Aujourd'hui, nous pouvons voir les hommes planter et entretenir les tarodières alors qu'autrefois ils ne participaient qu'aux grands travaux: aménagement des conduites d'eau et des terrasses, et le labour. On distingue deux grandes catégories de taros: - Les taros de culture sèche - Les taros de culture irriguée pour lesquels un aménagement particulier du sol est nécessaire. Nous connaissons trois types de tarodières irriguées: - Les tarodières en terrasses aménagées sur les pentes de collines sont alimentées par de savantes conduites à ciel ouvert pouvant s'étendre sur plusieurs kilomètres depuis la source. Des pavements de pierre permettent ensuite l'écoulement de l'eau de terrasse en terrasse. Dans toute la Grande Terre, on peut voir encore les traces de ce type de culture. S'il y est encore pratiqué aujourd'hui il couvre des surfaces moins importantes qu'autrefois. - Les tarodières établies au bord des cours d'eau: un barrage en aval permet de détourner une partie de l'eau vers la tarodière dans un canal à ciel ouvert. - Les tarodières en fosse irriguée sont les plus courantes aujourd'hui. Sur l'île d'Ouvéa, cette technique prend une forme particulière: en bordure de mer, on creuse un fossé dans le creux naturel situé entre les dunes de sable et la plaine intérieure de l'île jusqu'à atteindre la nappe d'eau saumâtre. Les taros sont alors plantés dans cette fosse.

Exposition

"James et Emma Hadfield, Héritage d'une mission, îles Loyauté 1878-1920" Musée de Nouvelle-Calédonie 04/09/2013 03/02/2014 ; Titre de l'exposition : "James et Emma Hadfield. Héritage d'une mission, îles Loyauté, 1878-1920"

Bibliographie

"Les arts kanak d'hier et d'aujourd'hui" OPT 2012 ; Page 19 - MT 27/09/2012: La demande initiale pour cette publication concernait un ouvrage de l'OPT de 96 pages qui devait être dénommé: "Le petit facteur". A priori la photo de cet objet ne figurait pas dans la demande d'autorisation?

Date d'entrée / prise en charge du bien :

10/08/2009