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Jupe monnaie - Monnaie d'échange - Echanges céré...

Désignation

Jupe monnaie
Jupe de femme
Monnaie d'échange

Création/Exécution

Nouvelle-Calédonie : Pays
Province Iles

Matière et technique

Bourao: fibres (Hibiscus tiliaceus - Malvacée) ; Tressage - Vannerie

Mesures

Hauteur en cm : 45 (enroulée) ; Diamètre maximal en cm : 27 (base de la jupe) ; Longueur en cm : 17 (longueur moyenne des fibres) ; Longueur maximale en cm : 1119 (longueur totale)

Numéro d'inventaire :

MNC 2009.3.39

Description analytique

Fibres de bourao nouées sur une cordelette et coupées pour faire la même taille. La bande est enroulée sur elle-même de façon à faire un cône. A l'extrémité intérieure dépasse un morceau de cordelette.

Inscriptions / marques

Etiquette ; Anglais ; Une étiquette ancienne sans inscription

Fonctionnement et contexte

Cette pièce fait partie de la collection du Révérend James HADFIELD et de son épouse Emma, tous deux missionnaires envoyés par la London Missionnary Society aux Iles Loyauté entre 1878 et 1922. Ils effectuèrent une grande collecte de coquillages et d’objets provenant des îles de Lifou et d’Ouvéa, qui fut vendue ou donnée à plusieurs musées anglais, dont le British Museum. Des objets furent également donnés à leurs quatre enfants, deux étant nés à Lifou et les deux autres à Ouvéa. Douglas HADFIELD, petit-fils des missionnaires, a donné cette collection au musée, au nom de sa famille, en 2009. "La jupe était le vêtement féminin par excellence. Constituée le plus souvent d'une longue torsade dans laquelle sont pris régulièrement de longs filaments de liber de bourao (Hibiscus tiliaceus), la jupe mesure en moyenne 7 mètres de long, pour des franges de 20 centimètres. Enroulée longuement autour des hanches, elle formait une épaisseur et se limitait à ne couvrir que le pubis et les fesses. Les femmes plus âgées portaient une sorte de jupon descendant plus bas. À l'occasion des fêtes et selon leur statut, les femmes pouvaient porter des jupes en poils de roussette teints et de moindre longueur, qu'elles ajustaient au-dessus de leur jupe. Les jupes enroulées sur elles-mêmes entraient dans les biens d'échange valorisés entre clans, au même titre que les monnaies de coquillage, les nattes et les tapa" (extrait du catalogue "Kanak. L'art est une parole" de Emmanuel Kasarhérou et Roger Boulay, Editions Actes Sud et musée du quai Branly, 2013). Extrait du livre d’Emma Hadfield (chap 11) « Son épouse (NDR celle du chef ) devaient aussi suivre les normes de l’époque, et à partir de l’enveloppe fibreuse de la noix de coco, elle se tressait une jupe ou pagne long de cinq à quinze pouces, dont elle se ceignait la taille, ou plus exactement, qui lui tombait des hanches. » ; Une fille pouvait aller nue jusqu’à l’âge adulte, après quoi la coutume voulait qu’elle porte l’orthodoxe jupe à franges ; ses oreilles étaient percées et c’était la fin de sa liberté d’enfant. »

Exposition

"James et Emma Hadfield, Héritage d'une mission, îles Loyauté 1878-1920" Musée de Nouvelle-Calédonie 04/09/2013 03/02/2014 ; Titre de l'exposition : "James et Emma Hadfield. Héritage d'une mission, îles Loyauté, 1878-1920"

Bibliographie

"Heritage d'une mission. James et Emma Hadfield, îles Loyauté, 1878-1920" ; p.172-173

Date d'entrée / prise en charge du bien :

10/08/2009