Retour à la recherche

Massue bec d'oiseau - Massue - Armes de poing - ...

Description analytique

Massue monoxyle comportant un manche cylindrique avec une poignée en relief et une tête triangulaire protubérante située à angle droit avec le manche. La tête comporte un « oeil » en relief situé à la verticale du manche. On remarque des gravures triangulaires ainsi qu'une croix de chaque côté du bec, qui est quelque peu abîmé. La longueur importante de celui-ci renvoie plutôt à la désignation de "bec d’oiseau" plutôt que "bec de tortue".

Fonctionnement et contexte

Les massues et casse-têtes font partie de la panoplie des armes kanak. Il en existe plusieurs formes mais les plus fréquents sont de deux types : le casse-tête « phallique » (en forme de phallus) et le casse-tête « bec d’oiseau » (en forme de bec d’oiseau ou de tortue). L’usage de casse-tête pour la guerre et les danses est répandu dans toute la Nouvelle-Calédonie. A propos de leur symbolisme, Maurice Leenhardt note la nécessité d’exalter la virilité par un orateur lors des discours de guerre conservés par la tradition orale. Ils sont souvent décorés de ganses, d’étoffes, de cordonnets européens puis munies de bouquet de plantes protectrices dont le pouvoir permet de renforcer leur efficacité. Leurs différentes formes ne correspondent pas à une utilisation précise mais plus à l’affirmation de styles régionaux, chaque groupe socio-politique apposant sa marque de fabrication sur les objets qu’il utilise. Les anciens brandissaient ces massues dans les pilous et plus particulièrement pour la déclamation des discours généalogiques, comme signe de virilité masculine et de puissance. La présence de cet objet au musée est attestée à partir des années 1951-1953, mais sans plus de précisions dans l’inventaire.