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Massue bec d'oiseau - Massue - Armes de poing - ...

Désignation

Massue bec d'oiseau
weë
utöhmu

Lieu :

Nouvelle-Calédonie : Pays
Province Iles

Matière et technique

Bois indéterminé (xylème) ; Taillé (bois, os) ; Polissage (bois ou ivoire)

Mesures

Longueur en cm : 73 ; Largeur en cm : 32.5 ; Profondeur en cm : 5 ; Poids (en g) : 952

Identification

MNC 2009.3.21

Objet associé

MNC 86.5.397 Massue bec d'oiseau Collection MNC : Conditionné ensemble

Description :

Cette massue est taillée, polie et sculptée dans un bois marron/rouge. Elle comporte un manche cylindrique avec une poignée en relief et une tête triangulaire protubérante, à angle droit avec le manche. La tête comporte un « oeil » en léger relief situé près du manche et une arrête en relief allant de la pointe à l’arrière de la tête, et finissant par un relief qui entoure le manche. La longueur importante du "bec" renvoie plutôt à la désignation de "bec d’oiseau" plutôt que "bec de tortue".

Fonctionnement et contexte

Cette pièce fait partie de la collection du Révérend James HADFIELD et de son épouse Emma, tous deux missionnaires envoyés par la London Missionnary Society aux Iles Loyauté entre 1878 et 1922. Ils effectuèrent une grande collecte de coquillages et d’objets provenant des îles de Lifou et d’Ouvéa, qui fut vendue ou donnée à plusieurs musées anglais, dont le British Museum. Des objets furent également donnés à leurs quatre enfants, deux étant nés à Lifou et les deux autres à Ouvéa. Douglas HADFIELD, petit-fils des missionnaires, a donné cette collection au musée, au nom de sa famille, en 2009. Les massues et casse-têtes font partie de la panoplie des armes kanak. Il en existe plusieurs formes mais les plus fréquents sont de deux types : le casse-tête « phallique » (en forme de phallus) et le casse-tête « bec d’oiseau » (en forme de bec d’oiseau ou de tortue). Leurs différentes formes ne correspondent pas à une utilisation précise mais plus à l’affirmation de styles régionaux, chaque groupe socio-politique apposant sa marque de fabrication sur les objets qu’il utilise. Les anciens brandissaient ces massues dans les pilous et plus particulièrement pour la déclamation des discours généalogiques, comme signe de virilité masculine et de puissance.

Exposition

"James et Emma Hadfield, Héritage d'une mission, îles Loyauté 1878-1920" Musée de Nouvelle-Calédonie 04/09/2013 03/02/2014

Référence bibliographique :

"Heritage d'une mission. James et Emma Hadfield, îles Loyauté, 1878-1920"

Date d'entrée / prise en charge du bien :

10/08/2009