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Conque (Charonia tritonis) (coquillage) - Coquil...

Désignation

Conque (Charonia tritonis) (coquillage)

Lieu :

Nouvelle-Calédonie : Pays

Matière et technique

Coquillage conque (Charonia tritonis)

Mesures

Longueur en cm : 26 ; Diamètre maximal en cm : 13

Identification

MNC 2007.15.20

Description :

Conque à la patine brillante, très colorée, à l'extrémité coupée.

Fonctionnement et contexte

Exposition "Dawa, rythmer la cadence" Musée de Nouvelle-Calédonie 17/06/2015 17/08/2015 Conque (toutoute) La conque marine (Tritonalia tritonis), « döö » en langue a’jië ou communément appelée « toutoute » en Nouvelle-Calédonie, est un coquillage non comestible que l’on trouve près des récifs coralliens. Une fois l’extrémité de sa pointe coupée, elle se transforme en trompe. Objet hautement symbolique, elle représente sur la Grande Terre comme aux îles Loyauté, les clans de la chefferie, en particulier les clans sujets du chef, « kâmö yari » en langue a’jië. Ces derniers ont en effet la fonction de souffler dans la conque pour appeler au rassemblement les clans rattachés à la chefferie. Autrefois, le son de la conque marquait plusieurs moments importants du calendrier de l’igname. Ce cycle rituel primordial est appelé « nédöö », l’ensemble de conques, en langue a’jië. Il se traduit aujourd’hui par la notion d’année qui, dans la conception kanak, s’achève par la cérémonie des prémices de l’igname, « mèèdöö / mâidöö » en a’jië, littéralement « le bout de la conque ». Ce rituel marque la levée des interdits liés à la culture de l’igname et le moment où l’on mange la nouvelle igname. La conque était également soufflée pour signaler le début d’une guerre, d’une attaque ou d’un guet-apens en période de conflit. La conque est aussi présente comme ornement de faîtage. Placée sur la flèche faîtière de la grande case, elle symbolise la parole portée par le chef, (« l’ainé ») dit « örökau » en a’jië, au nom de la communauté et pour son unité. Depuis l’arrivée de l’évangile, ce coquillage a été remplacé par la cloche, placée sur le haut des églises, elle sonne l’appel aux clans pour la cérémonie de culte ou de messe le dimanche et pour signaler le décès d’un membre de la tribu.

Exposition

"Enrichir, conserver, valoriser" Musée de Nouvelle-Calédonie 14/01/2009 06/04/2009
"Dawa, rythmer la cadence" Musée de Nouvelle-Calédonie 17/06/2015 17/08/2015

Référence bibliographique :

"Les arts kanak d'hier et d'aujourd'hui" OPT 2012
RATZEL Nicolas "Cahiers de mes souvenirs de géomètre calédonien : 1894-1939" SEHNC 2006

Date d'entrée / prise en charge du bien :

04/04/2008