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Applique latérale de porte - Case de chef ou gra...

Désignation

Applique latérale de porte

Création/Exécution

Nouvelle-Calédonie : Pays ; 1950, antérieure aux années

Matière et technique

Kohu: bois (Bishofia javanica) ; Sculpté

Mesures

Longueur en cm : 106.5 ; Largeur en cm : 40
B.S. Hauteur maximum : 109 ; B.S. largeur maximum : 40

Numéro d'inventaire :

MNC 86.5.794

Objet associé

MNC 86.5.797 Applique latérale de porte Collection MNC : Paire

Description analytique

Applique monoxyle sculptée en bas relief ayant la forme générale d'une planche légèrement incurvée, représentant dans son 1/3e supérieur un visage stylisé et dans les 2/3e inférieurs une série de motifs. Le visage comporte des yeux en amande tirant vers le bas en accent circonflexe, un nez avec des narines larges et rondes. La bouche est fine et horizontale. Un losange a été gravé juste au-dessus des yeux. 2 oreilles sont symbolisées par des reliefs arrondis et creux de chaque côté du visage. Les motifs symétriques verticalement sont les suivants: alternativement 5 ou 6 losanges en diamant alignés horizontalement et entourés de chaque côté de 4 lignes en relief. Ces lignes se rejoignent de chaque côté des motifs, formant des zigzags. On note une polychromie rouge sur les gravures en chevrons, les yeux, les oreilles, l'intérieur des narines et la bouche. Le reste est peint en noir. Des fentes, des trous et des motifs ont été partiellement comblés avec une pâte à bois.

Fonctionnement et contexte

Placées de part et d'autre de la porte de la grande case du chef kanak, les pièces sculptées communément nommées "chambranles" ne sont en aucune façon des chambranles mais plutôt des appliques. Elles ont pour utilité de plaquer contre les parois de la case l'extrémité des lattes et gaulettes qui soutiennent le chaume ou les peaux de niaouli. Généralement sculptées dans du houp (Montrouziera cauliflora), leur largeur diffère selon la région (étroits dans l'aire Paicî, plus larges au Nord et sur la côte Est). Le dos des chambranles est légèrement incurvé afin de faciliter leur application contre la paroi. Ces pièces portent, comme les flèches faîtières des traces de dégradations rituelles (nez cassés, entailles, trous). La présence de cet objet au musée est attestée avant les années 1950, mais sans plus de précisions.