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Trompe de guerre - Trompe - Instruments à vent -...

Désignation

Trompe de guerre

Lieu :

Papouasie Nouvelle-Guinée
Papouasie Nouvelle-Guinée : Pays ; Momase Region, PNG ; East Sepik Province, PNG

Epoque, datation :

20e siècle (4ème quart)

Matière et technique

Bois indéterminé (xylème) ; Sculpté
Coquillage porcelaine (Cypraea sp.)
Coquillage porcel. anneau d'or (Cypraea annulus)
Résine (végétale)
fibres d'agave/ bois indéterminé

Mesures

Longueur en cm : 103.4 ; Largeur en cm : 16.7 ; Diamètre en cm : 17.3

Identification

MNC 2007.12.3

Description :

Cculpture monoxyle effectuée dans une branche de forme conique dont l'intérieur a été creusé et l'extérieur sculpté. Comporte un trou au milieu, entouré de résine dans laquelle sont enchâssés des porcelaines (dont "anneaux d'or"). La partie la plus fine du cône est sculptée en forme de tête de crocodile dont les yeux sont figurés par des porcelaines. On trouve autour du cou du crocodile et dans son nez des fibres tressées indéterminées.

Fonctionnement et contexte

Texte de Patrice Godin, ethnologue, écrit à l'occasion de la présentation de 3 trompes lors des "inédits du musée" du mois de juin 2012: Dans toutes les îles du Pacifique insulaire, à l’exception de l’intérieur et du sud-ouest de la Nouvelle-Guinée et du centre de la Nouvelle-Bretagne, la conque (Charonia tritonis) a été - avec certains gros coquillages du genre Cassis - utilisée comme instrument sonore. Du point de vue organologique, il s’agit d’une trompette, c’est à dire d’un aérophone de perce circulaire – apicale ou latérale comme dans la pièce exposée - dans lequel les lèvres de l'instrumentiste joue le rôle d'anches membraneuses. Provenant des îles Schouten, dans la province de East Sepik, au nord de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, la présente conque servait selon son collecteur à appeler les membres d’une même famille au travail dans les jardins ou à la pêche le long du rivage. Dans d’autres régions, les sonneries de conque étaient employées comme signaux d’appel lors des guerres, des fêtes et des expéditions maritimes et aussi comme vecteurs de messages privés ou publics. Dans certaines zones de Micronésie, de Nouvelle-Guinée et du Vanuatu, on prête également à ces sonneries le pouvoir d’éloigner les esprits maléfiques. Aujourd’hui, il n’est pas rare de voir des conques utilisées pour inviter les membres du village au culte chrétien dominical. Dans les aires dépourvues de conques (Triton ou Cassis), il existait également des trompettes fabriquées dans une section de bambou - comme chez les Asmat du sud-ouest de la Nouvelle-Guinée – ou creusées et sculptées dans une branche d’arbre – comme dans les communautés iatmül et chambri du Moyen Sépik. A la différence des flûtes, ces trompes pouvaient être vues des femmes et des non-initiés. Conservées dans les maisons cultuelles des hommes (yeu chez les Asmat, haus tambaran chez les Iatmül et les Chambri), elles étaient souvent sorties et joués au cours des fêtes et des danses publiques et il semble qu’on leur attribuait parfois, comme chez les Yafar du Sépik occidental, un rôle dans la croissance et la reproduction.

Exposition

"Inédits du Musée" MNC-ALAM 2012 Musée de Nouvelle-Calédonie 01/05/2012 31/12/2012

Date d'entrée / prise en charge du bien :

12/12/2007