Retour à la recherche

Massue de danse - Massue - Armes de poing - Arme...

Désignation

Massue de danse

Création/Exécution

Nord-est du territoire ; 1900, antérieur à
Hoot Ma Whaap : Aire coutumière
Nouvelle-Calédonie : Pays

Matière et technique

Bois indéterminé (xylème) ; Sculpté

Mesures

Longueur en cm : 73 ; Diamètre en cm : 27 (d'une pointe à l'autre)

Numéro d'inventaire :

MNC 86.5.239

Objet associé

MNC 2008.12.7 Dessin à l'encre Collection MNC : Dessin de l'objet

Description analytique

Massue monoxyle comportant un manche cylindrique lisse avec une poignée en relief et une tête en étoile dont les six longues pointes sont en fait les racines préservées de l’arbuste arraché afin de la créer. Le sommet de la massue est légèrement pointu, et creusé de lignes qui rejoignent les écarts entre les pointes. On ne note aucune gravure sous le col ou sur le manche.

Fonctionnement et contexte

Les massues et casse-têtes font partie de la panoplie des armes kanak. Il en existe plusieurs formes mais les plus fréquents sont de deux types : le casse-tête « phallique » (en forme de phallus) et le casse-tête « bec d’oiseau » (en forme de bec d’oiseau ou de tortue). L’usage de casse-tête pour la guerre et les danses est répandu dans toute la Nouvelle-Calédonie. Leurs différentes formes ne correspondent pas à une utilisation précise mais plus à l’affirmation de styles régionaux, chaque groupe socio-politique apposant sa marque de fabrication sur les objets qu’il utilise. Les anciens brandissaient ces massues dans les pilous et plus particulièrement pour la déclamation des discours généalogiques, comme signe de virilité masculine et de puissance. Cette massue d’un tout autre genre réservé aux femmes. Son extrémité est formée en étoile dont les longues pointes sont en fait les racines préservées de l’arbuste arraché à cette fin. Nommée « massue de danse », celle-ci servait dans la région de Houaïlou, à la danse « kwé kai » exécutée par des femmes du clan des maternels lors de la cérémonie de levée de deuil pour exalter leur neveu défunt. Durant cette danse les hommes du clan (paternel) du défunt se laissent dépouiller de leurs ornements par les danseuses du clan utérin. Texte tiré du cartel de l'exposition "Dawa, rythmer la cadence" Musée de Nouvelle-Calédonie 17/06-17/08/2015.

Exposition

"Dawa, rythmer la cadence" Musée de Nouvelle-Calédonie 17/06/2015 17/08/2015 ; Texte d'introduction à l'exposition EXPOSITION « DAWA » "La musique kanak, rythme et cadence de nos anciens, s’est imprégnée du mythe, de la tradition, de la structure sociale de l’individu sur son tertre. Elle met en évidence tous les aspects de l’être humain alliant techniques, matières, émotions, aussi diverses soient-elles à travers des règles et des codes originaux. La musique reste une passerelle entre le tangible et l’intangible, l’individuel et le pluriel, le temporel et l’intemporel, l’originel et l’universel. « Dawa » signifiant rythmer, frapper ou battre la cadence, est un terme de la région de Houaïlou qui évoque fortement cette relation mystique, mettant en avant la relation de l’homme avec son corps, ses sens et son environnement. Par le biais de cette exposition temporaire consacrée aux instruments de musique traditionnels kanak, le musée de Nouvelle-Calédonie vous invite à découvrir ou redécouvrir les rythmes, les sons, les objets qui œuvrent dans la représentation de l’espace et du temps. Tout un chacun peut ainsi découvrir et participer à sa manière à la création de cadences par le biais d’instruments pédagogiques mis à disposition. L’objet muséifié est ainsi sorti de sa vitrine pour permettre cette relation à la musique. Jouons et dansons ensemble pour que les émotions que crée la musique puissent encore rayonner entre les générations."
"French Exhibition" Sydney Sydney 19/03/1956 03/04/1956 ; Quinze photographies noir et blanc, ont été retrouvées le 18 février 2013 par Marianne Tissandier dans la photothèque du Musée de Nouvelle-Calédonie. Ces photographies ont un important intérêt documentaire car des objets, aujourd’hui conservés dans la collection du musée, sont visibles sur certaines d’entre-elles. Aucune indication de lieu ou de date ne figurait au dos des tirages, seul le tampon du photographe « Photograph by Nicolas Treatt studios, 143 Bayswater Road, Rushoutters Bay, phone FA 9157 » donnait une adresse se situant à Sydney. A partir de ces éléments, et après des recherches internet, nous avons pu établir qu’il s’agissait de prises de vues de l’exposition « French Exhibition » qui se tint à Sydney du 19 mars au 3 avril 1956. Cette exposition, inaugurée par le Premier Ministre Australien de l’époque, Sir Robert Menzies, avait pour ambition de présenter et promouvoir les produits manufacturés français et de montrer la puissance économique et commerciale du pays. Notre principale source nous assurant que les photographies retrouvées avaient bien été prises lors de cet évènement est un extrait de film trouvé sur le site de British Pathé et tourné lors de l’inauguration où l’on reconnaît quelques éléments de muséographie (http://www.britishpathe.com/video/french-exhibition-in-sydney/query/Menzies). La vidéo complète dure 81 sec et est disponible à la vente sur le site internet. Par ailleurs, un catalogue d’exposition de 382 pages a été publié à l’occasion de l’exposition sous le titre de French exhibition Sydney 1956 ainsi qu’un numéro spécial de 124 pages, publié par le Chambre de Commmerce en Australie, sous le nom de French exhibitions in Australia March - April 1956. (Marie Adamski - février 2013)Introduction à l'exposition: "EXPOSITION « DAWA » La musique kanak, rythme et cadence de nos anciens, s’est imprégnée du mythe, de la tradition, de la structure sociale de l’individu sur son tertre. Elle met en évidence tous les aspects de l’être humain alliant techniques, matières, émotions, aussi diverses soient-elles à travers des règles et des codes originaux. La musique reste une passerelle entre le tangible et l’intangible, l’individuel et le pluriel, le temporel et l’intemporel, l’originel et l’universel. « Dawa » signifiant rythmer, frapper ou battre la cadence, est un terme de la région de Houaïlou qui évoque fortement cette relation mystique, mettant en avant la relation de l’homme avec son corps, ses sens et son environnement. Par le biais de cette exposition temporaire consacrée aux instruments de musique traditionnels kanak, le musée de Nouvelle-Calédonie vous invite à découvrir ou redécouvrir les rythmes, les sons, les objets qui œuvrent dans la représentation de l’espace et du temps. Tout un chacun peut ainsi découvrir et participer à sa manière à la création de cadences par le biais d’instruments pédagogiques mis à disposition. L’objet muséifié est ainsi sorti de sa vitrine pour permettre cette relation à la musique. Jouons et dansons ensemble pour que les émotions que crée la musique puissent encore rayonner entre les générations."