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Pierre de famine - Alimentation - Vie quotidienn...

Désignation

Pierre de famine

Lieu :

Koumac (commune)
Province Nord : Région administrative
Nouvelle-Calédonie : Pays

Matière et technique

Silicate de magnésium (minéral) ; Morceaux

Mesures

Longueur maximale en cm : 10 ; Largeur minimale en cm : 3.5 ; Hauteur en cm : 4 ; Largeur maximale en cm : 7.5 ; Poids (en g) : 202

Identification

MNC 85.2.21

Description :

Pierre de couleur blanche-jaune légèrement granuleuse sur laquelle se trouvent deux étiquettes manuscrites. Sur une face: "sorte de terre durcie naturellement que mangent les Canaques- Koumac" (illisible). Sur une autre face: "silicate de magnesium que mangent les indigènes.-Koumac. don de MC Veau".

Inscriptions / marques

Etiquette manuscrite ; Sur une face: Sorte de terre durcie naturellement que mangent les canaques. Koumac (illisible)
Etiquette manuscrite ; Sur une face: silicate de magnesium que mangent les indigènes - Koumac don de M. C Veau

Fonctionnement et contexte

Cette pierre très rare, donnée par M. Veau au musée et provenant de Koumac, est censée calmer la faim et avoir été mangée par les kanak en temps de famine. Elle provient de la région de Koumac. Sa date d'arrivée au musée est incertaine mais les numéros qui y figurent et les étiquettes manuscrites suggèrent que le don est antérieur aux années 1950 et date probablement du début du XIXème siècle. Le botaniste Jacques-Julien Houtou de La Billardière (1735-1834) compagnon du navigateur Antoine Reymond Joseph de Bruni d'Entrecasteaux (1737-1793), parle de quelque chose de similaire dans ses mémoires du voyage en Océanie fait entre 1791 et 1793 "Relation du voyage à la recherche de La Pérouse" : "Ce qui poussait les naturels au rapt et à la violence, c’était la faim, et, remarque singulière pour des cannibales, beaucoup mangeaient pour satisfaire leur appétit, de gros morceaux d’une stéatite très tendre, de couleur verdâtre. Cette terre sert à amortir le sentiment de la faim, en leur remplissant l’estomac et en soutenant ainsi les viscères attachés au diaphragme. Quoiqu’elle ne fournisse aucune nourriture, elle est cependant très utile à ces peuples, souvent exposés à de long jeûnes forcés, parce qu’ils s’adonnent très peu à la culture de leurs terres, d’ailleurs très stériles."