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Monnaie kanak - Monnaie d'échange - Echanges cér...

Désignation

Monnaie kanak
Etui de monnaie kanak rigide

Lieu :

Nouvelle-Calédonie
Nouvelle-Calédonie : Pays

Matière et technique

Bois indéterminé (xylème) ; Taillé (bois, os) ; Assemblé (composite)
Ficelle de fibres végétales indéterminées ; Tressage - Vannerie
Poil de roussette (Pteropus sp.) ; Tressage - Vannerie
Coco: fibres (Cocos nucifera - Palmae) ; Tressage - Vannerie
Métal ou alliage de nature indéterminée ; Enroulé

Mesures

Longueur en cm : 31 ; Diamètre maximal en cm : 8
B.S. Longueur maximum : 51 ; B.S. largeur maximum : 21 ; B.S. Hauteur maximum : 10

Identification

MNC 2009.3.30

Description :

À première vue, l’objet apparaît composé d’une pièce oblongue de bois sculpté et noircie, enveloppée d’un tressage de fibres végétales et de poils de roussette partiellement abîmé par des insectes (la pièce de bois étant visible dessous). Le tout est entouré d’un laçage de fines cordelettes de fibres de coco, dont la disposition croisée en losange évoque le manche des haches de cérémonie. La pièce de bois est très certainement un étui de monnaie kanak rigide ou « pirogue ». Une radiographie de l'objet, afin d'éviter d'abîmer le tressage en l'ouvrant, montre qu'il contient un très grand nombre de petites pendeloques de nacre, de perles et de morceaux de coquillages, voire même de coquillages entiers, typiques des monnaies kanak. Deux amas principaux d’une quarantaine de « couteaux » sont visibles, ainsi que des alignements suggérant que certains morceaux sont cousus ou enfilés à des fibres, qui ne sont pas visibles à la radiographie. De côté, une tache horizontale légèrement plus sombre à l’intérieur de l’étui évoque la présence d’une pièce de bois ou d’os.

Fonctionnement et contexte

Cette pièce fait partie de la collection du Révérend James HADFIELD et de son épouse Emma, tous deux missionnaires envoyés par la London Missionnary Society aux Iles Loyauté entre 1878 et 1922. Ils effectuèrent une grande collecte de coquillages et d’objets provenant des îles de Lifou et d’Ouvéa, qui fut vendue ou donnée à plusieurs musées anglais, dont le British Museum. Des objets furent également donnés à leurs quatre enfants, deux étant nés à Lifou et les deux autres à Ouvéa. Douglas HADFIELD, petit-fils des missionnaires, a donné cette collection au musée, au nom de sa famille, en 2009. Ce type de monnaie provient de la Grande Terre où il entre dans les coutumes pour garantir l’authenticité et la pérennité des paroles prononcées lors de chaque acte important de la vie des Kanak. Un tressage recouvre entièrement l’étui et condamne son ouverture. Ce laçage suggère que le contenu n’était pas destiné à être montré. Il est tout à fait original pour une monnaie et indique peut-être une influence polynésienne. On ne sait pas pour l’instant pourquoi la monnaie a ainsi été scellée dans son étui et les interprétations sont nombreuses.

Exposition

"James et Emma Hadfield, Héritage d'une mission, îles Loyauté 1878-1920" Musée de Nouvelle-Calédonie 04/09/2013 03/02/2014

Référence bibliographique :

"Art Kanak. Collection William Costes"
"Heritage d'une mission. James et Emma Hadfield, îles Loyauté, 1878-1920"

Date d'entrée / prise en charge du bien :

10/08/2009