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Poterie tradition d'Oundjo - Poterie domestique ...

Désignation

Poterie tradition d'Oundjo

Lieu :

Ile des Pins (District coutumier)
Ile des Pins (commune)
Djubea-Kaponé : Aire coutumière
Nouvelle-Calédonie : Pays

Matière et technique

Terre cuite (terme générique) ; Céramique (technique)

Mesures

Hauteur en cm : 34 ; Diamètre minimal en cm : 10 (col) ; Poids (en kg) : 2452

Identification

MNC 86.5.662

Description :

Poterie sphérique avec un col vertical allongé dont le bord sans décor est ébréché à plusieurs endroits. La poterie a une couleur variable du rouge au noir montrant une cuisson à la chaleur également variable en fonction des zones.

Fonctionnement et contexte

Avant le contact avec les européens, et le déclin de la tradition potière kanak, tous les clans ne fabriquaient pas la poterie et il y avait un clan artisan par région. Les femmes avaient le monopole de la fabrication des pots ou marmites, dont on pouvait faire commande par le chemin coutumier. Le fond du pot était obtenu le plus souvent par modelage d'une boule d'argile. La panse était ensuite montée selon la technique de façonnage au colombin. Le bord était terminé au doigt, et l'ensemble lissé à la main ou avec un bouchon végétal. La potière tassait ou affinait enfin la forme du pot en frappant l'extérieur, tout en soutenant l'intérieur, avec un petit battoir en bois. Les décorations éventuelles (que l'on retrouve davantage sur les poteries à médicaments faites exceptionnellement par les hommes plutôt que sur les poteries "marmites" destinées à la cuisine) étaient faites en incisant la pâte crue avec un bâtonnet ou en collant sur la pâte des boudins d'argile pincés, incisés ou modelés de façon figurative. Le pot était mis à sécher à l'ombre et dans les courants d'air. Une fois sec, on le recouvrait de végétaux combustibles auxquels on mettait le feu, le plus uniformément possible. Les pots cuits, encore chauds, étaient enduits de résine de kaori. D'après "poteries kanak" de JC. Galipaud. Cette poterie "à médicaments" était du type fabriqué par les hommes et utilisées pour la préparation de décoctions médicinales. La présence de cet objet au musée est attestée en 1975 dans la Thèse de l'archéologue Daniel Frimigacci "La préhistoire néo-calédonienne", mais sans plus de précisions.

Exposition

"Histoires Gourmandes" Musée de Nouvelle-Calédonie 05/07/2002 30/09/2002

Référence bibliographique :

FRIMIGACCI "Les céramiques de NC" DEC 1977
FRIMIGACCI "La préhistoire néo-calédonienne" 1975