Retour à la recherche

Poterie tradition d'Oundjo - Poterie domestique ...

Désignation

Poterie tradition d'Oundjo

Lieu :

Nouvelle-Calédonie : Pays

Matière et technique

Terre cuite (terme générique) ; Incisé (Poterie)

Mesures

Hauteur en cm : 47 ; Diamètre en cm : 45 ; Diamètre de l'ouverture en cm : 18 ; Poids (en kg) : 11.168

Identification

MNC 86.5.354

Description :

Poterie arrondie de forme plutôt régulière. Une petite partie du col est cassée et celui-ci se rétrécit tandis que la lèvre s’ouvre légèrement vers l’extérieur, de manière irrégulière. L'objet comporte quatre trous de suspension sous labiaux, chacun en face d'un autre, ainsi que quelques incisions composées de plusieurs traits parallèles en étoile. La surface de couleur irrégulière, du brun au noir, démontre une cuisson traditionnelle, dont la chaleur était variable en fonction des zones.

Fonctionnement et contexte

Avant le contact avec les européens, et le déclin de la tradition potière kanak, tous les clans ne fabriquaient pas la poterie et il y avait un clan artisan par région. Les femmes avaient le monopole de la fabrication des pots ou marmites, dont on pouvait faire commande par le chemin coutumier. Le fond du pot était obtenu le plus souvent par modelage d'une boule d'argile. La panse était ensuite montée selon la technique de façonnage au colombin. Le bord était terminé au doigt, et l'ensemble lissé à la main ou avec un bouchon végétal. La potière tassait ou affinait enfin la forme du pot en frappant l'extérieur, tout en soutenant l'intérieur, avec un petit battoir en bois. Les décorations éventuelles (que l'on retrouve davantage sur les poteries à médicaments faites exceptionnellement par les hommes plutôt que sur les poteries "marmites" destinées à la cuisine) étaient faites en incisant la pâte crue avec un bâtonnet ou en collant sur la pâte des boudins d'argile pincés, incisés ou modelés de façon figurative. Le pot était mis à sécher à l'ombre et dans les courants d'air. Une fois sec, on le recouvrait de végétaux combustibles auxquels on mettait le feu, le plus uniformément possible. Les pots cuits, encore chauds, étaient enduits de résine de kaori. D'après "poteries kanak" de JC. Galipaud. Les poteries comme celle-ci servant à faire la cuisine étaient fabriquées par les femmes. Elles étaient disposées sur des pierres au dessus du feu. Les trous sur les bords de son ouverture servaient de régulateurs pour la pression. Les aliments étaient ainsi cuisinés à l'étouffée avec un couvercle d'écorce de niaouli ou de feuille de bananier fermant l'orifice principal. La présence de cet objet au musée est attestée à partir de 1975, mais sans plus de précisions dans l’inventaire.

Exposition

Exposition permanente Musée de Nouvelle-Calédonie

Référence bibliographique :

FRIMIGACCI "La préhistoire néo-calédonienne" 1975
GALIPAUD J.C. "Poteries kanak" 1984, OCSTC