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Massue de guerre - Massue - Armes de poing - Arm...

Désignation

Massue de guerre

Création/Exécution

Nouvelle-Calédonie : Pays

Matière et technique

Bois indéterminé (xylème) ; Sculpté
Fibres végétales indeterminées ; Tressage - Vannerie
Coton: tissu d'origine Européenne ; Assemblé (composite)

Mesures

Longueur maximale en cm : 68 ; Diamètre maximal en cm : 8.4 ; Poids (en g) : 794
B.S. Longueur maximum : 68 ; B.S. largeur maximum : 8

Numéro d'inventaire :

MNC 86.5.418

Description analytique

Massue monoxyle comportant un manche cylindrique avec une poignée en relief et une tête en losange (vu de côté), agrémentée d'excroissances irrégulières dans sa partie la plus large. L'objet a presque certainement été sculpté dans le tronc et les racines d'un arbre, ces dernières formant les excroissances en haut de la massue. La poignée de la massue et la moitié inférieure du manche sont décorées avec un morceau de tissu de coton européen bleu (qui a presque entièrement disparu), maintenu par une ligature croisée de 3 à 5 tresses de fibres de coco tressées, relâchées.

Fonctionnement et contexte

Les massues et casse-têtes font partie de la panoplie des armes kanak. Il en existe plusieurs formes mais les plus fréquents sont de deux types : le casse-tête « phallique » (en forme de phallus) et le casse-tête « bec d’oiseau » (en forme de bec d’oiseau ou de tortue). L’usage de casse-tête pour la guerre et les danses est répandu dans toute la Nouvelle-Calédonie. A propos de leur symbolisme, Maurice Leenhardt note la nécessité d’exalter la virilité par un orateur lors des discours de guerre conservés par la tradition orale. Ils sont souvent décorés de ganses, d’étoffes, de cordonnets européens puis munies de bouquet de plantes protectrices dont le pouvoir permet de renforcer leur efficacité. Leurs différentes formes ne correspondent pas à une utilisation précise mais plus à l’affirmation de styles régionaux, chaque groupe socio-politique apposant sa marque de fabrication sur les objets qu’il utilise. Les anciens brandissaient ces massues dans les pilous et plus particulièrement pour la déclamation des discours généalogiques, comme signe de virilité masculine et de puissance. La présence de cette massue au musée est attestée avant les années 1950, mais sans plus de précision.

Exposition

Exposition permanente Musée de Nouvelle-Calédonie