Retour à la recherche

Poterie à médicaments tradition d'Oundjo - Poter...

Désignation

Poterie à médicaments tradition d'Oundjo

Epoque, datation :

2e millénaire ap. J.C.

Lieu :

Nouvelle-Calédonie : Pays

Matière et technique

Terre cuite (terme générique) ; Céramique (technique)
Enduit

Mesures

Hauteur en cm : 13 ; Diamètre en cm : 14 (panse) ; Poids (en g) : 960

Identification

MNC 86.5.174

Description :

Poterie arrondie de forme assez irrégulière. Le col se rétrécit tandis que la lèvre s’ouvre légèrement vers l’extérieur. Comporte deux trous de suspension sous labiaux ainsi que de nombreuses marques et inclusions. La surface de couleur inégale démontre une cuisson traditionnelle. La forme des colombins est visible sur la panse.

Fonctionnement et contexte

Avant le contact avec les européens, et le déclin de la tradition potière kanak, tous les clans ne fabriquaient pas la poterie et il y avait un clan artisan par région. Les femmes avaient le monopole de la fabrication des pots ou marmites, dont on pouvait faire commande par le chemin coutumier. Le fond du pot était obtenu le plus souvent par modelage d'une boule d'argile. La panse était ensuite montée selon la technique de façonnage au colombin. Le bord était terminé au doigt, et l'ensemble lissé à la main ou avec un bouchon végétal. La potière tassait ou affinait enfin la forme du pot en frappant l'extérieur, tout en soutenant l'intérieur, avec un petit battoir en bois. Les décorations éventuelles (que l'on retrouve davantage sur les poteries à médicaments faites exceptionnellement par les hommes plutôt que sur les poteries "marmites" destinées à la cuisine) étaient faites en incisant la pâte crue avec un bâtonnet ou en collant sur la pâte des boudins d'argile pincés, incisés ou modelés de façon figurative. Le pot était mis à sécher à l'ombre et dans les courants d'air. Une fois sec, on le recouvrait de végétaux combustibles auxquels on mettait le feu, le plus uniformément possible. Les pots cuits, encore chauds, étaient enduits de résine de kaori. D'après "poteries kanak" de JC. Galipaud. Cette poterie "à médicaments" était du type fabriqué par les hommes et utilisées pour la préparation de décoctions médicinales.

Exposition

Exposition permanente Musée de Nouvelle-Calédonie