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Ceinture de danse - Ceinture - Ornement de taill...

Description analytique

Ceinture de danse constituée par quatre tresses de fibres de coco tressées dont la plus grande partie est constituée de noeuds succesifs formant le corps de la ceinture, sauf à deux niveaux où les tresses sont laissées libres.

Fonctionnement et contexte

En Nouvelle-Calédonie, la ceinture était associée à la guerre. Elle était réalisée en liane écorcée ou en fibres végétales et poils de roussette. En langue Paici (centre nord de la Grande-Terre) les phrases « je mets la ceinture » et « je vais à la guerre » sont identiques. Lors du pilou, danse précédant la bataille, le maître de magie distribuait des herbes magiques protectrices aux guerriers qui les glissaient dans leur ceinture. Le brassard de coquillage découpé dans un cône Oliva sp., auquel était parfois associé une tresse en poil de roussette, faisait partie des monnaies d’échanges traditionnelles. Aujourd’hui, les ceintures ne sont plus confectionnées que pour les danses. Une liane écorcée est enroulée autour de la taille et deux branches remontent dans le dos du danseur. Ces lianes verticales servaient autrefois à tirer les guerriers blessés en arrière.

Exposition

Exposition permanente Musée de Nouvelle-Calédonie
"La vannerie en Province Nord" Centre culturel de Koné 17/11/2003 14/12/2003