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(scène avec une case) - Titre - Sans titre - Tit...

Désignation

(scène avec une case)
Sans titre
Dessin à l'encre

Création/Exécution

Nouméa ; 2006 ; Lopez Itrema Kofie En savoir plus

Nom : Lopez
Prénom : Itrema Kofie
Notice biographique : Biographie par Angéla DAO, Service des musées et du patrimoine, 5/02/2010 Le Musée de Nouvelle-Calédonie présente, du 3 mars au 4 octobre 2010, une exposition temporaire intitulée « Bambous kanak : une passion de Marguerite Lobsiger- Dellenbac » . La majorité des pièces exposées provient du Musée d’Ethnographie de Genève (MEG), une autre partie, moins nombreuse, provient des collections permanentes et des réserves du Musée de Nouvelle-Calédonie. L’originalité de cette exposition tient au fait que, à côté des objets traditionnels, certains anciens, d’autres plus modernes, figurent des œuvres d’artistes contemporains, tous inspirés par les bambous gravés. Un de ces artistes est Itrema Lopez. Passionné et curieux, cet artiste autodidacte originaire de la tribu de Thuahaïk (Lifou), débute sa carrière au début des années soixante-dix. L’éducation est transmise oralement : observer, mémoriser les gestes, discuter, échanger. Histoires racontées, histoires vécues, les connaissances acquises auprès de son beau-père de Houailou le conduisent à entreprendre des recherches sur l’art et la culture kanak en général. En 1972 il voit dans les curios de Nouméa des objets kanak fabriqués par des artisans européens. Aucun Kanak à l’époque n’exploite cette activité. Il se sert donc de cette instruction familiale pour approcher l’art pictural du bambou depuis le dessin jusqu’à la peinture et la sculpture. Après moult métiers, c’est avec son âme d’artiste qu’il sillonne le pays et enseigne à son tour son art pour le compte des établissements scolaires ou de l’institution carcérale, l’éducation étant un processus de transmission des valeurs de la culture d’une génération à l’autre. Il aimait à dire sur son parcours d’enseignant qu’il est un peu l’arbre qui a beaucoup de fruits. De la gravure à la pyrogravure, Itrema Lopez développe une esthétique nouvelle, nourrie de l’art primitif des pétroglyphes et des bambous gravés traditionnels. L’esprit du trait semble guider une œuvre souvent figurative qui trouve son plein épanouissement avec les thèmes de la vie traditionnelle kanak (le pilou, la culture de l’igname, les tarodières, la pêche, la chasse, la construction de la case, la guerre, la famille, la tribu, etc). C’est en visitant le Musée de Nouvelle-Calédonie qu’il découvre pour la première fois -sans s’attarder- les bambous gravés. Il lui faudra attendre bien des années plus tard, grâce à son beau-père qui lui narre les événements de la vie d’autrefois, pour se souvenir soudain de la collection des bambous du Musée de Nouvelle-Calédonie. Alors, il comprend que ces bambous racontent la même histoire que son beau-père et qu’ils expriment la même authenticité. Son parâtre a été un personnage très important dans sa vie, pourtant il ne gravait pas, il ne sait que lui raconter les histoires. « Il faut vivre l’histoire » disait-il, « il faut être dedans, parce que tous ceux qui ont gravé les bambous, sont dans l’histoire, ils expliquent ». Voilà pourquoi l’artiste Itrema Lopez aime graver la vie d’antan, pour en montrer la beauté et la noblesse. Ses œuvres sont très prisées. Il travaille notamment sur commande et réalise des scènes en pyrogravure pour le grand public, mais réserve la « gravure » pour des connaisseurs (collectionneurs privés ou musées). Il aime faire des choses nouvelles. Son expérience, sa patience, sa volonté, sa maîtrise de la technique, lui permettent d’expérimenter de nouveaux supports, des produits dérivés tels des piques à cheveux, des peignes, des pots, des t-shirts, etc…. date de naissance : 27 mai 1947 date de décès : 19 mai 2013
Biographie par Angéla DAO, Service des musées et du patrimoine, 5/02/2010 Le Musée de Nouvelle-Calédonie présente, du 3 mars au 4 octobre 2010, une exposition temporaire intitulée « Bambous kanak : une passion de Marguerite Lobsiger- Dellenbac » . La majorité des pièces exposées provient du Musée d’Ethnographie de Genève (MEG), une autre partie, moins nombreuse, provient des collections permanentes et des réserves du Musée de Nouvelle-Calédonie. L’originalité de cette exposition tient au fait que, à côté des objets traditionnels, certains anciens, d’autres plus modernes, figurent des œuvres d’artistes contemporains, tous inspirés par les bambous gravés. Un de ces artistes est Itrema Lopez. Passionné et curieux, cet artiste autodidacte originaire de la tribu de Thuahaïk (Lifou), débute sa carrière au début des années soixante-dix. L’éducation est transmise oralement : observer, mémoriser les gestes, discuter, échanger. Histoires racontées, histoires vécues, les connaissances acquises auprès de son beau-père de Houailou le conduisent à entreprendre des recherches sur l’art et la culture kanak en général. En 1972 il voit dans les curios de Nouméa des objets kanak fabriqués par des artisans européens. Aucun Kanak à l’époque n’exploite cette activité. Il se sert donc de cette instruction familiale pour approcher l’art pictural du bambou depuis le dessin jusqu’à la peinture et la sculpture. Après moult métiers, c’est avec son âme d’artiste qu’il sillonne le pays et enseigne à son tour son art pour le compte des établissements scolaires ou de l’institution carcérale, l’éducation étant un processus de transmission des valeurs de la culture d’une génération à l’autre. Il aimait à dire sur son parcours d’enseignant qu’il est un peu l’arbre qui a beaucoup de fruits. De la gravure à la pyrogravure, Itrema Lopez développe une esthétique nouvelle, nourrie de l’art primitif des pétroglyphes et des bambous gravés traditionnels. L’esprit du trait semble guider une œuvre souvent figurative qui trouve son plein épanouissement avec les thèmes de la vie traditionnelle kanak (le pilou, la culture de l’igname, les tarodières, la pêche, la chasse, la construction de la case, la guerre, la famille, la tribu, etc). C’est en visitant le Musée de Nouvelle-Calédonie qu’il découvre pour la première fois -sans s’attarder- les bambous gravés. Il lui faudra attendre bien des années plus tard, grâce à son beau-père qui lui narre les événements de la vie d’autrefois, pour se souvenir soudain de la collection des bambous du Musée de Nouvelle-Calédonie. Alors, il comprend que ces bambous racontent la même histoire que son beau-père et qu’ils expriment la même authenticité. Son parâtre a été un personnage très important dans sa vie, pourtant il ne gravait pas, il ne sait que lui raconter les histoires. « Il faut vivre l’histoire » disait-il, « il faut être dedans, parce que tous ceux qui ont gravé les bambous, sont dans l’histoire, ils expliquent ». Voilà pourquoi l’artiste Itrema Lopez aime graver la vie d’antan, pour en montrer la beauté et la noblesse. Ses œuvres sont très prisées. Il travaille notamment sur commande et réalise des scènes en pyrogravure pour le grand public, mais réserve la « gravure » pour des connaisseurs (collectionneurs privés ou musées). Il aime faire des choses nouvelles. Son expérience, sa patience, sa volonté, sa maîtrise de la technique, lui permettent d’expérimenter de nouveaux supports, des produits dérivés tels des piques à cheveux, des peignes, des pots, des t-shirts, etc…. date de naissance : 27 mai 1947 date de décès : 19 mai 2013

Matière et technique

Papier
Encre ; Dessin à l'encre

Mesures

Longueur avec cadre en cm : 43.5 ; Largeur avec cadre en cm : 36 ; Epaisseur avec cadre : 1.5

Numéro d'inventaire :

MNC 2010.2.2

Description analytique

Dessin au trait noir et au format paysage représentant trois guerriers kanak armés de massues et de lance, autour d'un poteau sculpté, tandis qu'une case traditionnelle surmontée d'une flèche faîtière se tient sur la droite du dessin.

Inscriptions / marques

Signature ; Français ; Itrema 2006 ; En bas à droite

Fonctionnement et contexte

Itrema Lopez est un artiste autodidacte originaire de la tribu de Thuahaïk (Lifou) en 1947 et décédé en 2013, qui a débuté sa carrière au début des années soixante-dix. En 1972 il voit dans les curios de Nouméa des objets kanak fabriqués par des artisans européens. Aucun Kanak à l’époque n’exploite cette activité. Il se sert donc de son instruction familiale pour approcher l’art pictural du bambou depuis le dessin jusqu’à la peinture et la sculpture. De la gravure à la pyrogravure, Itrema Lopez a développé une esthétique nouvelle, nourrie de l’art des pétroglyphes et des bambous gravés traditionnels. L’esprit du trait semble guider une œuvre souvent figurative qui trouve son plein épanouissement avec les thèmes de la vie traditionnelle kanak (le pilou, la culture de l’igname, les tarodières, la pêche, la chasse, la construction de la case, la guerre, la famille, la tribu, etc). Ce dessin, fait en 2006 dans le style de l'auteur inspiré des bambous gravés a servi pour des produits dérivés du musée de Nouvelle-Calédonie.

Exposition

"Entrevues sur Bambous kanak" Musée de Nouvelle-Calédonie 27/03/2010 04/10/2010

Date d'entrée / prise en charge du bien :

31/12/2009