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Pétroglyphe


Description :

Pierre allongée sur le côté de laquelle on distingue un motif gravé formé d'un cercle d'un côté duquel figurent deux traits, et de l'autre côté un long ovale, terminé par des lignes. Le motif a été qualifié de représentation humaine par celui qui l'a découvert.

Fonctionnement et contexte

Le développement d’une partie des pétroglyphes sur la Grande-Terre à partir du premier millénaire après J.C peut s’expliquer par cette nécessité de définir les limites foncières. Ces limites ont varié au cours des siècles ; il en a été de même des familles de propriétaires, déplacées par les guerres, les alliances et les jeux politiques. Tout en montrant des styles régionaux relativement différenciés, les motifs des pétroglyphes ont également varié. Certains de ces motifs ont été incisés sur des poteries, d’autres dessinées sur des parois de grottes. Les derniers pétroglyphes ont été gravés au début du XXème siècle, comme en a témoigné le pasteur Leenhardt. Ce sont en tout des milliers de pétroglyphes qui ont été gravés, leur signification dépassant largement la notion de délimitation des terres : concours, rite d’initiation, magie, souvenir, aide-mémoire, lieu d’échange, rite religieux… Comme il le publie en 1902, ce pétroglyphe a été trouvé par Marius Archambault, Commis principal des Postes et Télégraphes à Nouméa au lieu-dit des "cent pierres" dans la région de Houailou-Poro. "Sur un deuxième bloc, rognon affleurant à la surface du sol, mais profondément enraciné, se distingue un dessin gravé au trait, peu apparent, mais où l'on reconnaît facilement un personnage humain, probablement un homme, aucune des parties du corps humain, la tête, le tronc, les membres, les mains et les pieds ne faisant défaut, toutefois mal proportionné et tout à fait dénué d'art. C'est une image du même genre que celle de la Jessie'stone, côté sud mais présentant cet intérêt spécial que la tête est surmontée de deux grands appendices, des cornes, semblables à celles qui ornent la tête de l'Ammon égyptien". Il a alors été ramené au musée de Nouméa "Les pierres les plus transportables de ce sanctuaire (comment désigner autrement cet ensemble archéologique?), malheureusement placé en plein sur des terrains nickelifères ont pris le chemin du musée de Nouméa. C'est autant à l'abri du fatal vandalisme des mineurs ! "

Exposition

"Kîbô, pétroglyphes du pays Kanak" ADCK / Centre Culturel Tjibaou 28/05/2016 30/05/2017
Exposition permanente Musée de Nouvelle-Calédonie

Date d'entrée / prise en charge du bien :

1902